Le casse du louvre et sa journée « Vitre ouverte » : Bertrand Chameroy

Le casse du Louvre et sa journée « Vitre ouverte » : quand l’art de voler rencontre l’art… de mal sécuriser

Le 19 octobre 2025, le musée du Louvre a vécu un épisode digne d’un film d’action : un casse éclair en pleine journée, avec des cambrioleurs armés de disqueuses, des vitrines brisées en un temps record, et un butin estimé à 88 millions d’euros (soit le budget annuel de la plupart des Français… en bijoux napoléoniens). Mais ce qui a vraiment marqué les esprits, c’est la performance des vitres : conçues pour résister à des coups de masse ou de hache, elles ont cédé en 3 minutes chrono sous les assauts des malfaiteurs. Un exploit qui pose une question existentielle : et si le vrai génie du Louvre, ce n’était pas la Joconde, mais son système de sécurité ?

Bertrand Chameroy, lui, y voit une métaphore de la France moderne : « On a des vitrines blindées… mais on oublie de les verrouiller. C’est comme notre retraite : on sait que c’est précieux, mais on attend le dernier moment pour agir. » Dans son ABC sur C à vous, l’humoriste a d’ailleurs souligné l’absurdité de la situation : « Le Louvre, c’est le musée le plus visité au monde. Pourtant, ce jour-là, les seuls visiteurs, c’étaient les voleurs. Preuve que la culture, ça paie… mais pas assez les vigiles. »

Le plus cocasse ? Les cambrioleurs, entrés par un balcon accessible via un monte-charge volé, ont agi avec une précision chirurgicale… avant de s’enfuir à scooter. « C’est le braquage le plus parisien de l’histoire : on arrive en deux-roues, on repart avec des joyaux, et on laisse la facture à l’État », résume Chameroy. Et que dire des bijoux de la Couronne, toujours introuvables ? « Ils sont peut-être en train de prendre l’air… comme le budget du Louvre, d’ailleurs. »

Car oui, entre les grèves du personnel, les fuites d’eau dans les salles, et ce casse qui révèle des failles de sécurité aussi larges que la galerie d’Apollon, le musée accumule les problèmes. « Le Louvre, c’est comme un bon vin : plus il vieillit, plus il coûte cher… et plus on se demande qui va le payer », lance l’humoriste. Et si la solution était simple ? « Une journée ‘Vitre ouverte’ par an, comme les Journées du Patrimoine. Comme ça, au moins, on saurait à quoi s’attendre. »

En attendant, une chose est sûre : les voleurs ont gagné la course contre la montre… et le Louvre, lui, court toujours après son image. « Heureusement, la Joconde est toujours là. Elle, au moins, elle sait garder son calme. »

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