Juin : Le billet de François Morel

Juin, ce mois capricieux, est là. Entre deux averses, le soleil pointe son nez, timide mais déterminé, comme un acteur qui hésite avant d’entrer en scène. On dirait que la météo elle-même ne sait pas trop sur quel pied danser. Un jour, on sort le pull, le lendemain, on regrette de ne pas avoir emporté sa crème solaire. Mais c’est ça, juin : un mois qui oscille entre l’enfance et l’âge adulte, entre la promesse des vacances et la réalité des dernières réunions avant l’été.

François Morel, lui, aurait sans doute un mot pour décrire cette valse des saisons. Un mot juste, un peu ironique, avec cette pointe de tendresse qui le caractérise. Juin, c’est le mois des examens, des partiels, des oraux qui stressent les étudiants et leurs parents. C’est aussi le mois des mariages, des communions, des fêtes de fin d’année où l’on se retrouve autour d’un buffet trop copieux, en se disant que cette fois, on va vraiment faire attention… avant de craquer pour le troisième morceau de gâteau.

Et puis, il y a les jardins. Juin, c’est le mois où la nature explose. Les roses s’ouvrent, les tomates commencent à rougir, et les herbes folles envahissent les allées. On passe son temps à désherber, à arroser, à maudire les limaces qui ont décidé que notre potager était un self-service à leur disposition. Mais au fond, on adore ça. Parce que juin, c’est aussi le mois où l’on prend le temps. Le temps de regarder pousser les plantes, de boire un verre en terrasse en regardant les gens passer, de rêvasser en écoutant le chant des cigales.

Francois Morel, avec son regard malicieux, nous rappellerait sans doute que juin, c’est aussi le mois des souvenirs. Celui des parties de football improvisées dans la rue, des glaces qui fondent trop vite, des soirs où l’on rentre tard, les joues roses et le cœur léger. C’est le mois où l’on se dit que l’été est là, même si le calendrier nous rappelle qu’il faut encore attendre quelques jours.

Alors, profitons de juin. De ses caprices, de ses couleurs, de ses odeurs. Profitons de ces moments volés, entre deux averses, où la vie semble plus douce, plus lente, plus savoureuse. Parce que juin, au fond, c’est le mois où tout est possible. Même de croiser François Morel au détour d’une rue, un sourire en coin et une histoire à raconter.

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