Astérix et Obélix : L’Empire du Milieu – ou comment Guillaume Canet a tenté de réinventer la potion magique du cinéma français. Spoiler : le résultat est aussi surprenant qu’un sanglier qui parle latin.
Un pari audacieux… et plutôt réussi
Après les adaptations inégales de Chabat et Langmann, Guillaume Canet s’attaque au monument de la BD française avec un mélange de respect et de folie. Exit les décors en carton-pâte des précédents opus : ici, on a droit à une Chine impériale somptueuse, des combats chorégraphiés façon Tigre et Dragon, et même une touche de Game of Thrones avec ses intrigues de palais. Les fans de la BD retrouveront avec plaisir les gags cultes (le poisson pourri, les bagarres interminables) tout en découvrant une histoire originale, signée Fabrice Luchuini (oui, le prof de La Classe américaine a aussi un talent pour l’écriture).
Le duo infernal : Depardieu et Renoir, toujours aussi monstres
Gérard Depardieu en Obélix, c’est comme le roquefort : on adore ou on déteste, mais on ne peut pas l’ignorer. Le géant barbu incarne à la perfection le livreur de menhirs le plus célèbre de Gaule, avec une présence physique et une réplique culte toutes les 10 minutes. À ses côtés, Guillaume Canet en Astérix est un peu moins charismatique, mais il compense par une énergie contagieuse. La vraie révélation ? C’est Jonathan Cohen en Assurancetourix, qui vole la vedette avec son jeu de scène hilarant et ses chants… douloureux (pour les oreilles des autres personnages, et les nôtres).
Des effets spéciaux qui font mouche (ou presque)
Le film mise sur un mélange d’images de synthèse et de décors réels. Si certains plans de la forêt gauloise ou des batailles navales font un peu PS2, les séquences en Chine sont époustouflantes. Les combats, notamment, sont un régal : entre acrobaties et humour, on pense parfois à un Kung Fu Panda version gauloise. Dommage que certains personnages 3D (comme Idéfix) manquent un peu de réalisme… mais bon, on est là pour s’amuser, pas pour faire un cours de pixel art.
Le verdict : un bon cru, mais pas la potion magique
L’Empire du Milieu n’est pas parfait : le scénario manque parfois de rythme, et certains gags tombent à plat. Mais il a le mérite de redonner un peu de superbe à la saga, avec un respect évident pour l’esprit de Goscinny et Uderzo. On rit, on s’émerveille, et on sort de la séance avec l’envie de relire les albums… ou de manger un sanglier grillé.
Note : Parce que même les Gaulois ont le droit de progresser.
Et vous, vous le verriez en version originale ou en gaulois sous-titré ?
Enfin une adaptation qui oses sortir des sentiers battus ! Le mélange des combats façon Tigre et Dragon et des gags cultes de la BD, c’est du jamais vu. Et Jonathan Cohen en Assurancetourix… un régal ! Par contre, Idéfix en 3D, on dirait un peu un chien de Playmobil qui aurait bu trop de potion magique. Mais bon, l’esprit est là, et c’est déjà énorme. Merci pour cette critique qui donne envie de foncer en salle !
Le film a des qualités indéniables : les décors en Chine sont magnifiques, et Depardieu reste le meilleur Obélix possible. Mais pourquoi ce scénario qui s’essouffle par moments ? Dommage aussi que les effets spéciaux fassent parfois cheap… On est loin de la magie des premiers films. Cela dit, c’est toujours mieux que les adaptations de Chabat, alors je ne boude pas mon plaisir !
Guillaume Canet a eu du cran, c’est sûr… mais est-ce que ce film mérite vraiment de porter le nom d’Astérix ? Entre les combats chorégraphiés à la Matrix et un Astérix un peu fade, j’ai eu l’impression de regarder un fanfilm bien budgetisé. Les puristes vont hurler, mais au moins, ça change des navets précédents. Et vous, vous trouvez que ça respecte l’esprit de Goscinny ?