Hommage aux fanfares : quand Emma Bojan célèbre le chaos joyeux des cuivres
Les fanfares, c’est un peu comme la vie : bruyant, désordonné, et surtout, rempli de personnages improbables. Emma Bojan, l’humoriste qui monte et qui sévit désormais chaque jour sur France Inter, l’a bien compris. Dans son hommage récent, elle résume tout avec cette phrase culte : « Dans les fanfares, il y a de tout : des trombones, des clairons, des alcooliques… et c’est ça, la vie qu’elle mérite ! ». Et on ne peut que lui donner raison.
Un amour inconditionnel pour les fêtes de village
Emma Bojan, c’est d’abord une passionnée des fêtes de village, ces moments où le temps s’arrête, où les pastis coulent à flots, et où les fanfares défilent avec une énergie communicative. « Celle du village chez mes grands-parents, c’est quelque chose », confie-t-elle. On imagine aisément la scène : Jean-Luc et Raymond, les piliers de comptoir, qui lâchent tout pour suivre la musique, un verre à la main. Les fanfares, pour elle, c’est l’incarnation de la joie pure, sans chichis, sans prétention.
Des playlists qui évoluent (enfin !)
Mais Emma Bojan n’est pas nostalgique au point de s’enfermer dans les tubes d’un autre âge. « J’adore les fanfares modernes, parce que les playlists sont mises à jour », lance-t-elle avec malice. Fini les chansons de chanteurs aux mœurs douteuses : place à du Jul ou d’autres tubes actuels qui font vibrer les foules. Les fanfares, aujourd’hui, savent s’adapter, et c’est tant mieux. « Elles ne jouent plus uniquement les chansons de chanteurs qui ont violé des femmes », résume-t-elle avec son humour cinglant.
Un héritage historique (et un peu ridicule)
Pourtant, les fanfares ne datent pas d’hier. « Figurez-vous que les premières formes de fanfares remontent à l’Antiquité… les fanfarum, mdr », s’amuse-t-elle. Entre références historiques et autodérision, Emma Bojan rappelle que ces orchestres ont traversé les siècles, survivant aux modes et aux régimes. Et si leur répertoire a changé, leur esprit, lui, reste inchangé : rassembleur, festif, et un brin anarchique.
Pourquoi cet hommage résonne-t-il autant ?
Parce qu’Emma Bojan, avec son style unique, démocratise la culture sans se prendre au sérieux. Entre deux spectacles (elle est actuellement en tournée avec « Attends-moi, j’arrive ! » au Théâtre des Mathurins), elle prouve que l’humour peut être à la fois intelligent et accessible. Son hommage aux fanfares, c’est aussi un hommage à tous ceux qui osent être eux-mêmes, sans filtre.
Alors, la prochaine fois que vous croiserrez une fanfare dans la rue, souvenez-vous : derrière les cuivres et les percussions se cache peut-être un Jean-Luc, un Raymond, ou même une future star de l’humour. Et ça, c’est la magie des fanfares… et d’Emma Bojan.