Les projets intergénérationnels sont voués à l’échec… et c’est très bien comme ça !
On nous bassine sans cesse avec les vertus des projets intergénérationnels : « Il faut rapprocher les jeunes et les vieux, partager les savoirs, créer du lien social ! » Mais soyons honnêtes deux minutes : ça ne marche jamais. Et c’est tant mieux.
Prenez l’exemple d’une équipe de travail où un boomer qui imprime encore ses mails en triple exemplaire doit collaborer avec un Gen Z qui communique uniquement par memes et emojis. Résultat ? Le premier passe son temps à expliquer ce qu’est un « fichier joint », tandis que le second lui répond par un GIF de chat qui pleure. Productivité : 0. Ambiance : glaciale.
Et les ateliers « transmission des savoirs » ? Une farce. Grand-père Jean-Michel veut apprendre à coder à son petit-fils Lucas, mais il commence par expliquer « comment ça marchait, à l’époque, avec les cartes perforées ». Lucas, lui, a déjà ouvert TikTok et zappe. Échec garanti.
Pire encore : les « projets solidaires » où des retraités et des ados doivent jardiner ensemble. Les vieux veulent planter des tomates « comme au bon vieux temps », les jeunes veulent filmer des vidéos pour Instagram avec des filtres « vintage ». Au bout de 10 minutes, les uns râlent contre le manque de sérieux, les autres contre le manque de Wi-Fi. Tout le monde rentre chez soi en se disant : « Plus jamais ça. »
Pourquoi insister ?
Parce que les générations n’ont rien à se dire, et c’est normal. Les boomers ont grandi avec Johnny Hallyday, les millennials avec Daft Punk, et la Gen Z avec… des sons de 30 secondes sur TikTok. Aucun terrain d’entente possible.
Et puis, avouons-le : le vrai but de ces projets, c’est de faire joli sur les brochures des mairies et des associations. « Regardez comme on est inclusifs ! » Sauf que dans la réalité, ça se termine toujours par un vieux qui grogne « De mon temps, on travaillait dur ! » et un jeune qui lui rétorque « Ouais, ben de mon temps, on avait pas à écouter des leçons de vie de gens qui savent même pas ce qu’est un NFT. »
La solution ? Arrêtons l’hypocrisie. Les générations doivent rester entre elles :
- Les vieux à leur club de belote.
- Les jeunes sur leurs réseaux sociaux.
- Les quadras à essayer désespérément de comprendre pourquoi leur ado les ignore.
Moins de projets intergénérationnels, plus de paix sociale. Et si vraiment vous tenez à mélanger les âges, organisez un tournoi de pétanque contre Fortnite. Là, au moins, tout le monde sera d’accord pour dire que c’est une idée pourrie.
Inspiré de l’humour sans concession de Bruno Peki – parce que parfois, il faut oser dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas.