On dit souvent que le travail, c’est la santé. Mais personne ne précise que la santé mentale, elle, peut en prendre un coup. Et si votre service RH était le personnage principal d’un film d’horreur ? Pas celui avec des fantômes ou des tueurs masqués, non : celui où l’absurdité administrative et l’incompétence crasse vous donnent envie de vous cacher sous votre bureau en position fœtale.
Prenons un exemple concret. Imaginez : vous postulez pour un poste qui semble fait pour vous. CV envoyé, entretien passé, vous êtes presque sûr·e d’avoir le job. Sauf que… la RH vous ghost. Pas un mail, pas un appel, rien. Juste le vide intersidéral. Vous vous demandez si votre candidature a fini dans les spams ou si la personne en charge a tout simplement oublié que son métier, c’était de… recruter. Spoiler : c’est souvent la deuxième option.
Et puis, il y a les entretiens. Ceux où on vous demande de « parler de vos défauts » comme si c’était une question piège sortie d’un manuel des années 90. « Je suis trop perfectionniste », réponds-tu, en espérant que ça passe. Sauf que la RH, elle, note dans son carnet : « À surveiller, risque de burnout ». Merci pour le soutien, Madame.
Pire encore : les formations obligatoires. Celles qui vous apprennent à « mieux gérer votre stress » alors que le simple fait de devoir suivre cette formation vous stresse. Ou les ateliers « bien-être au travail » animés par un consultant qui n’a jamais mis les pieds dans votre open space surchauffé, où les climatiseurs sont en grève depuis 2019. On se croirait dans un épisode de The Office, sauf que c’est la réalité.
Et parlons des évaluations annuelles. Ce moment où votre manager, qui ne vous a adressé la parole que deux fois dans l’année (pour vous demander où étaient les stylos), vous sort un « Tu devrais être plus proactif ». Traduction : « J’ai oublié de te donner des objectifs, mais c’est de ta faute si tu n’as pas deviné ce que je voulais. »
Alors, que faire ? Rire. Parce que si on ne rit pas, on pleure. Et les RH, elles, n’aiment pas les pleurs. Ça fait désordonné dans les statistiques. Alors on partage nos galères, on se moque (gentiment) de l’absurdité du système, et on se rappelle que, quelque part, il y a des entreprises où les RH sont humaines. Enfin, on espère.
Et vous, quelle est votre pire anecdote RH ? Parce qu’on parie que vous en avez au moins une.
Franchement, je me suis reconnu à 100%… Surtout la partie sur les formations ‘bien-être’ qui te stressent plus qu’elles ne t’apaisent. Ma RH m’a déjà envoyé un mail pour me dire de ‘prendre soin de moi’… alors que j’étais en arrêt pour burnout. Le comble !
Mon pire souvenir ? Un entretien où la RH m’a demandé de ‘faire preuve de flexibilité’… pour accepter un salaire inférieur à celui annoncé dans l’offre. J’ai ri jaune. Enfin, j’ai pleuré en rentrant chez moi.
Merci pour cet article qui résume parfaitement l’absurdité de certaines RH ! Est-ce qu’on pourrait créer un club des ‘survivants des RH toxiques’ ? Je propose qu’on commence par un atelier ‘comment ne pas devenir fou en attendant une réponse à sa candidature’.