En 2026, la montée des populismes et des discours anti-immigration aux États-Unis et en Europe semble inéluctable. Pourtant, des voix s’élèvent pour contrer cette vague. Parmi elles, celle de Mahmood Mamdani, intellectuel ougandais et professeur à Columbia, qui, dans ses dernières interventions, adopte une posture rappelant étrangement celle de Jean-Luc Mélenchon en France : un mélange de pédagogie militante, de critique acerbe du capitalisme et d’appel à la mobilisation citoyenne. Mamdani, connu pour ses travaux sur le colonialisme et le racisme, ne se contente plus d’analyser : il dénonce, il interpelle, il fédère. Une stratégie qui divise, mais qui marque les esprits.
Mamdani, Mélenchon : même combat ?
Mamdani, comme Mélenchon, a compris que l’ère des débats académiques confinés aux cercles universitaires était révolue. Face à l’ascension de Donald Trump et de ses clones européens, il passe à l’offensive. Ses conférences et tribunes récentes ciblent directement les mécanismes de la peur : la xénophobie comme outil électoral, la diabolisation des migrants, la résurgence des théories du complot. Son approche ? Démonter les arguments un à un, avec une rigueur historique qui rappelle les joutes oratoires du tribun français.
Pourtant, là où Mélenchon mise sur l’émotion et le lyrisme, Mamdani reste ancré dans l’analyse. Son dernier livre, « Neither Settler nor Native », décortique comment les élites politiques instrumentalisent les divisions ethniques. Une méthode qui séduit les universitaires… mais peine à toucher le grand public. Problème : sans relai médiatique ou parti politique, même les meilleures idées restent lettre morte.
Le piège du « trop intellectuel »
C’est là que le parallèle avec Mélenchon devient intéressant. Le leader de La France Insoumise a su populariser des concepts complexes (la finance, l’écologie, le néocolonialisme) en les liant à des enjeux concrets : le pouvoir d’achat, la justice sociale. Mamdani, lui, reste parfois trop abstrait. Ses appels à une « démocratie radicale » ou à une « décolonisation des esprits » résonnent comme des slogans… pour initiés.
Pourtant, son combat est le même : réveiller les consciences. Et si, finallement, la solution était de marier la profondeur de Mamdani à la verve de Mélenchon ?
Conclusion
En 2026, face à l’hydre trumpiste, les intellectuels n’ont plus le choix : il leur faut descendre de leur tour d’ivoire. Mamdani l’a compris, même s’il tâtonne encore sur la forme. Son engagement rappelle que la lutte contre les extrêmes ne se gagne pas seulement dans les urnes, mais aussi dans les têtes et les cœurs. Et si son style « à la Mélenchon » dérange certains puristes, une chose est sûre : dans un monde où l’obscurantisme progresse, chaque voix qui résiste compte. Alors, Mamdani en Mélenchon ? Pourquoi pas… à condition de garder sa boussole : l’intelligence.
Question pour engager le débat : Et toi, tu penses que les intellectuels doivent s’engager politiquement, ou garder leur distance pour préserver leur crédibilité ?