Il y a des émissions qui marquent une époque, pas forcément par leur qualité, mais par leur capacité à nous faire rire… malgré nous. La télé des Bodin’s, c’est un peu ça : un ovni télévisuel où le kitsch le dispute à l’absurde, le tout arrosé de vin rouge et de clichés sur la Chine. Parce que oui, chez les Bodin’s, on ne recule devant rien, surtout pas devant une bonne bouteille et une référence exotique mal placée.
Imaginez la scène : Jean et Maria, attablés devant leur téléviseur des années 80 (qui a d’ailleurs plus de boutons que de chaînes), commentent un reportage sur la Chine. « Tu vois, Maria, en Chine, ils mangent des trucs bizarres… Mais nous, on a le saucisson ! » Et hop, un verre de vin rouge à la main, comme si c’était la solution universelle à tous les problèmes du monde. Entre deux gorgées, Jean nous explique que les Chinois, eux, boivent du thé. « C’est pas du vin, ça ! » s’indigne-t-il, comme si c’était un crime contre l’humanité.
Et puis il y a les décors. Chez les Bodin’s, la Chine, c’est un éventail en plastique accroché au mur, à côté d’une bouteille de vin vide (ou presque) et d’un calendrier des pompiers. L’exotisme à la sauce Bodin’s, c’est un mélange de stéréotypes et de bonne volonté, le tout saupoudré d’un humour qui ne se prend pas au sérieux. « En Chine, ils font des trucs en porcelaine, nous on fait des trucs en plastique. C’est moins classe, mais c’est plus solide ! » Maria, elle, rêve de voyager, mais son horizon, c’est le supermarché du coin. « Un jour, je partirai… à Auchan. »
Le vin, lui, est omniprésent. C’est le fil rouge (ou rouge bordeaux) de la série. Que ce soit pour fêter un anniversaire, un mariage, ou simplement le fait d’avoir survécu à une journée avec Jean, le vin est là. « C’est bon pour la santé, le vin ! » nous assure Jean, avant de s’endormir sur le canapé. Et si on lui parle de vin chinois, il vous regardera avec un mélange de mépris et d’incompréhension. « Le vin, c’est français, point. »
Alors, La télé des Bodin’s, le vin et la Chine, c’est l’histoire de deux mondes qui ne se rencontreront jamais, mais qui nous font rire en essayant. C’est du kitsch, c’est décalé, c’est parfois limite… mais c’est surtout drôle. Et au fond, c’est ça, le génie des Bodin’s : nous rappeler que la vie est trop courte pour ne pas rire de tout, même de nos propres préjugés. Alors, à la vôtre ! « Santé ! » comme dirait Jean… avant de renverser son verre.
Jean et Maria qui parlent de la Chine avec une bouteille de vin à la main, c’est le sommet de la diplomatie internationale version Bodin’s ! « Le vin, c’est français, point. »
– On sent que le débat géopolitique va loin chez eux.
Cet article me rappelle à quel point les Bodin’s savent capturer l’absurdité du quotidien avec tendresse. Le mélange de clichés, de vin rouge et de rêve d’évasion (même si c’est juste jusqu’à Auchan) est tout simplement culte. Merci pour ce moment de rire !
C’est fou comme cette série arrive à transformer nos préjugés en humour sans méchanceté. Entre le vin comme solution universelle et la Chine réduite à un éventail en plastique, on rit… mais on se reconnaît un peu, non ?