Michel Cymes, sandwicherie et les jeunes : Bruno Peki

On connaissait Michel Cymes en médecin télé star, en vulgarisateur de santé infatigable, en apôtre du « mangez mieux, bougez plus ». Mais voilà qu’il se lance dans un nouveau rôle : entrepreneur de la sandwicherie. Et pas n’importe laquelle : une enseigne qui mise sur le bio, le local et le « bien manger ». Noble cause, me direz-vous. Sauf que, comme souvent avec le bon docteur, ça ne se passe pas tout à fait comme prévu.

Le concept : du pain, du beurre, des idées (et des dettes ?)

L’idée de départ est séduisante : proposer des sandwichs sains, avec des ingrédients de qualité, pour séduire une clientèle jeune et soucieuse de son alimentation. Michel Cymes, avec son image de médecin intègre, semble le porte-parole idéal pour ce genre de projet. Sauf que voilà : les jeunes, eux, ne semblent pas au rendez-vous. Entre les prix un peu élevés (parce que le bio, ça coûte) et une communication peut-être trop « papa », la sandwicherie peine à trouver son public.

Et puis, il y a l’affaire des dettes. Parce que oui, lancer une chaîne de restaurants, même avec un nom connu, ça ne s’improvise pas. Entre les loyers, les salaires et les stocks de pain complet, les comptes ont du mal à suivre. Résultat : des fournisseurs mécontents, des factures qui s’accumulent, et une image qui prend l’eau.

Bruno Pekic : le sauveur inattendu ?

C’est là que Bruno Pekic entre en scène. Cet entrepreneur, spécialiste du redressement d’entreprises en difficulté, a été approché pour reprendre les rênes de l’affaire. Son CV ? Impressionnant : il a déjà sauvé des boîtes dans la restauration, et il connaît les ficelles du secteur. Son défi ? Rendre la sandwicherie de Cymes rentable, sans perdre son âme « healthy ».

Mais attention, le défi est de taille. Parce que les jeunes, aujourd’hui, ne veulent pas seulement manger sain : ils veulent aussi manger vite, pas cher, et avec un côté « instagrammable ». Alors, comment concilier l’héritage « Cymes » (qualité, santé) avec les attentes d’une génération qui préfère un kebab à 5€ qu’un sandwich bio à 12€ ?

Le vrai problème : un décalage générationnel ?

Michel Cymes, c’est un peu le prof de SVT sympa mais un peu vieux jeu. Les jeunes, eux, écoutent davantage les influenceurs fitness ou les marques de fast-food qui surfent sur le « healthy » à moindre coût. Alors, est-ce que la sandwicherie a une chance ? Peut-être, à condition de se réinventer : moins de discours moralisateur, plus de fun, plus de réseaux sociaux, et surtout, des prix qui collent au budget étudiant.

En attendant, une chose est sûre : l’aventure entrepreneuriale de Cymes nous rappelle que même les meilleurs médecins peuvent se planter en business. Et que, parfois, il vaut mieux rester dans son domaine de compétence… ou s’entourer des bonnes personnes.

Et toi, tu irais manger un sandwich chez Cymes ? Ou tu préfères ton kebab du coin, sans culpabiliser ?

1 Comment

  1. Payment

    Ah, Michel Cymes, notre médecin préféré qui nous a appris à aimer les lentilles et à bouger nos fesses… et qui nous prouve aujourd’hui que même les génies de la santé peuvent se prendre les doigts dans la porte du frigo entrepreneurial !

    Entre le bio à prix d’or et les jeunes qui préfèrent cliquer sur un kebab à 5 balles plutôt que sur un sandwich « responsable » à 12€, on se demande : est-ce que la vraie recette, ce n’est pas un peu de fun, un filtre Instagram et un hashtag #MangerSainSansSeRuiner ?
    Bruno Pekic a du pain sur la planche… mais bon, s’il arrive à sauver cette sandwicherie, on lui offrira bien un café. Sans sucre, bien sûr.

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