Pas si con l’IA ! La chronique de François Rollin

L’intelligence artificielle, voila un sujet qui fait couler autant d’encre que de sueur froide. Entre ceux qui nous promettent un avenir radieux où les robots feront nos courses et ceux qui imaginent déjà Terminator en train de nous pourchasser dans les rayons de chez Carrefour, il y a de quoi s’y perdre. Mais si on preait deux minutes pour réfléchir, sans paniquer ni rêver éveillé ?

D’abord, parlons des promesses. L’IA, nous dit-on, va révolutionner notre quotidien. Plus besoin de travailler, les machines feront tout à notre place. Super, non ? Sauf que… qui va payer nos croissants si tout le monde est au chômage technique ? Et puis, franchement, est-ce qu’on a vraiment envie d’un monde où même notre café du matin est préparé par un algorithme ? « Un expresso, s’il vous plaît, mais avec 0,3% de lait en moins que hier, parce que mon tracker de santé me l’a conseillé. » Non merci. Je préfère encore mon barista de quartier qui me fait un sourire en me disant « Alors, toujours aussi ronchon le matin ? ».

Et puis, il y a les peurs. L’IA va-t-elle nous voler notre job ? Probablement. Mais attendez, elle va aussi en créer de nouveaux. Des métiers qu’on n’imagine même pas encore. « Dresseur de chatbots » ? « Correcteur de biais algorithmiques » ? « Thérapeute pour robots dépressifs » ? Le futur, c’est peut-être ça : une série de boulots aussi absurdes que ceux qu’on a déjà. Et puis, soyons honnêtes, si l’IA peut remplacer les réunions inutiles, je suis prêt à lui construire un autel.

Mais le vrai délire, c’est de croire que l’IA est intelligente. Elle est surtout très douée pour faire semblant. C’est comme un perroquet qui aurait avalé toute l’encyclopédie Universalis : il peut répéter des trucs très savants, mais demandez-lui de comprendre une blague de Coluche, et là, c’est la panne sèche. L’IA, c’est un peu comme mon neveu de 10 ans : il a réponse à tout sur Wikipedia, mais il ne sait pas pourquoi on rit quand on dit « c’est la fin des haricots ».

Alors, faut-il avoir peur ? Non. Faut-il s’extasier ? Pas non plus. L’IA, c’est un outil. Comme le feu, la roue, ou le grille-pain. Ça peut servir à réchauffer nos vies… ou à brûler la maison. Tout dépend de comment on s’en sert. Et surtout, de qui la contrôle. Parce que si on laisse ça entre les mains de ceux qui nous ont pondu les conditions générales d’utilisation des réseaux sociaux, on est mal.

En attendant, moi, je vais continuer à discuter avec mon chat. Lui, au moins, il ne me demandera jamais de mettre à jour mes préférences de cookies.

4 Comments

  1. renauld

    François, vous venez de résumer en 5 paragraphes ce que j’essaie d’expliquer à mon beau-frère depuis 3 ans… sans succès. Son argument massue ? « Mais Siri, elle comprend tout ce que je lui dis ! »… Bon, à part quand il lui demande de commander une pizza « sans anchois, mais avec un sourire ». L’IA a encore du chemin à faire pour remplacer les blagues de comptoir. Merci pour ce rappel salutaire : le progrès, c’est bien, mais un bon pastis entre humains, c’est mieux.

  2. julie

    « L’IA, c’est un outil comme le grille-pain »… Sauf que mon grille-pain, lui, ne me propose pas de « optimiser mon bonheur » en analysant mes toasts. Blague à part, votre chronique tombe à pic : entre les prophètes de l’apocalypse algorithmique et les vendeurs de rêves en silicon, on oublie que la vraie question n’est pas « Est-elle intelligente ? », mais « Est-elle utile… et à qui ? ». PS : Je vote pour le métier de thérapeute pour robots dépressifs – enfin un débouché pour les psychologues en burn-out.

  3. françois

    Hier, j’ai demandé à une IA de m’écrire une vanne « à la Rollin ». Résultat : « Pourquoi les IA n’aiment-elles pas les blagues ? Parce qu’elles n’ont pas d’humour… binaire. » J’ai pleuré. De rire ? De désespoir ? Difficile à dire. En tout cas, merci pour cet article qui prouve qu’on a encore besoin de vos neurones (biologiques) pour nous faire réfléchir et rire. Longue vie aux chroniques… et aux baristas !

  4. sfokcer topsde

    obviously like your website but you need to take a look at the spelling on several of your posts. A number of them are rife with spelling problems and I find it very bothersome to tell the reality however I will certainly come back again.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *