Le Canada annonce sa riposte aux tarifs de Donald Trump

Donald Trump, ce roi du deal (ou du no deal), a encore frappé. Cette fois, c’est le Canada qui trinque avec des tarifs douaniers sur l’aluminium et l’acier. Mais attention, nos cousins du Grand Nord ne se laissent pas faire. Le gouvernement canadien a annoncé sa riposte, et elle promet d’être aussi glaciale que leurs hivers : des mesures de rétorsion ciblées sur des produits américains, histoire de rappeler à l’oncle Sam que le Canada, ce n’est pas le Mexique.

Un jeu de dupes à la sauce protectionniste

Trump, fidèle à sa stratégie « America First », a décidé de taxer l’aluminium et l’acier canadiens à 10 % et 25 % respectivement. Officiellement, c’est pour protéger l’industrie américaine. Officieusement, c’est surtout pour rappeler à tout le monde qui est le patron. Sauf que le Canada, lui, a une mémoire d’éléphant. En 2018, une première salve de tarifs avait déjà provoqué une guerre commerciale. Résultat ? Les consommateurs américains ont payé plus cher leurs bières (oui, même la bière utilise de l’aluminium), et les agriculteurs américains ont vu leurs exportations de whisky, de ketchup et de jus d’orange vers le Canada… s’évaporer.

Cette fois, Ottawa ne compte pas se laisser faire. La ministre des Finances, Chrystia Freeland, a sorti l’artillerie lourde : des tarifs sur des produits américains comme le whisky (encore lui), le ketchup (encore lui aussi), et même les yaourts. Oui, les yaourts. Parce que rien ne dit « on ne se laisse pas intimider » comme une taxe sur les produits laitiers.

Le Canada, ce David face à Goliath

Avec un PIB dix fois inférieur à celui des États-Unis, le Canada pourrait sembler en position de faiblesse. Mais c’est sans compter sur son atout maître : l’unité nationale. Contrairement à leur voisin du Sud, divisé comme jamais, les Canadiens (ou presque) sont sur la même longueur d’onde : il faut résister. Et puis, il y a l’arme secrète : l’opinion publique américaine. Parce que si Trump croit que ses tarifs vont redonner du travail aux sidérurgistes de Pittsburgh, il oublie que les agriculteurs du Midwest, eux, vont morfler. Et les agriculteurs, ça vote.

Le Canada mise aussi sur une autre carte : l’OMC. Ottawa a déjà déposé une plainte contre les États-Unis, arguant que ces tarifs violent les règles du commerce international. Et devinez quoi ? En 2018, l’OMC avait déjà donné raison au Canada. Trump avait fini par reculer… avant de recommencer en 2020. Alors, cette fois, est-ce que la menace d’une escalade va faire plier Washington ?

Et maintenant, on fait quoi ?

Si l’histoire est un indicateur, cette guerre commerciale pourrait durer. En 2018, ça avait pris 18 mois avant qu’un accord ne soit trouvé. En attendant, ce sont les consommateurs des deux côtés de la frontière qui vont trinquer. Des voitures plus chères, des bières plus chères, des yaourts plus chers… Bref, tout pour le bonheur des portefeuilles.

Alors, qui va gagner ? Difficile à dire. Mais une chose est sûre : le Canada ne compte pas se laisser marcher sur les pieds. Et si Trump croit qu’il peut intimider Justin Trudeau avec ses tarifs, il ferait mieux de se rappeler que les Canadiens savent se battre. Après tout, ils ont survécu à des hivers à -30°C. Alors des tarifs douaniers, c’est de la rigolade.

1 Comment

  1. patekphilippereplica

    Encore une fois, les tensions commerciales entre les États-Unis et le Canada montrent à quel point les politiques protectionnistes peuvent avoir des répercussions en cascade. La riposte canadienne est-elle une simple mesure défensive ou le début d’une escalade plus large ?
    Et vous, chers lecteurs, pensez-vous que ces tarifs douaniers vont finalement protéger les économies locales ou simplement alourdir le coût pour les consommateurs ?
    Merci pour cet éclairage, Frédéric !

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